Contrairement à une idée reçue, tous les reptiles ne se valent pas aux yeux de la loi suisse. L'Ordonnance sur la protection des animaux (OPAn) distingue les espèces selon leur dangerosité et la difficulté de leur maintenance.
Classification par catégories
Les serpents, en particulier, sont répartis en catégories tenant compte à la fois du risque (venimeux ou non) et de l'exigence de maintenance. Cette classification détermine ce qu'un particulier peut détenir, et dans quelles conditions.
La règle des débutants
Pour toute personne qui commence à détenir des serpents, une limite s'applique durant les deux premières années : maximum 4 serpents, dont au plus 2 espèces venimeuses différentes de catégorie 1. L'objectif est d'éviter qu'un débutant se retrouve avec une collection dépassant ses compétences réelles.
Autorisation cantonale
Au-delà de ces limites, ou pour les espèces les plus exigeantes (art. 89 OPAn), une autorisation du vétérinaire cantonal est nécessaire avant l'acquisition — pas après. Les tortues sillonnées, hydrosaures, dragons volants, ainsi que les tégus et varans dépassant 1 mètre de long font partie des espèces régulièrement citées dans ce cadre.
En pratique
Avant tout achat d'une espèce dont vous n'êtes pas certain du statut, un appel au service vétérinaire cantonal évite bien des désagréments — la loi évolue régulièrement sur ces listes d'espèces.
