Dès qu'on élève ou reproduit des animaux, la loi suisse impose une trace écrite : le registre d'élevage. C'est une obligation souvent méconnue des aquariophiles et terrariophiles amateurs. Ce que dit l'OPAn L'article 30 de l'Ordonnance sur la protection des animaux pose le principe : tout éleveur a l'obligation de tenir un registre. Pour les reptiles ou les poissons en particulier, ce registre doit mentionner la provenance de chaque animal, la date de naissance ou d'éclosion (si elle est connue), ainsi que le nombre de jeunes animaux produits. Les diminutions d'effectif (décès, ventes, dons) doivent également y figurer, avec leur cause si elle est connue. Pourquoi c'est important Ce registre n'est pas qu'une formalité administrative : il sert de preuve de traçabilité en cas de contrôle, et devient particulièrement important pour les espèces protégées ou soumises à autorisation (voir nos articles sur les espèces sous autorisation cantonale et sur la CITES). En cas de revente ou de don d'un animal reproduit chez soi, pouvoir indiquer sa provenance et sa date de naissance rassure l'acquéreur et évite les mauvaises surprises. En pratique au club Pour les membres qui fragmentent des coraux, reproduisent des poissons ou élèvent des reptiles, même à petite échelle, tenir un registre simple (tableur ou carnet) — espèce, date, provenance, quantité, sortie — permet de rester en règle sans effort disproportionné.
Éleveur amateur ou passionné qui reproduit ses animaux : l'OPAn impose la tenue d'un registre mentionnant provenance, naissance et sorties de chaque animal.
Source
OPAn — RS 455.1, art. 30