Ramener un poisson ou faire venir un corail depuis l'étranger n'est pas qu'une question de logistique : c'est aussi une démarche administrative, même quand l'espèce n'est pas protégée par la CITES. La base légale : la LFSP Une autorisation d'importation est requise pour l'importation de certains poissons et écrevisses étrangers — y compris leurs œufs — en vertu de la loi fédérale sur la pêche (LFSP). C'est l'OSAV qui délivre cette autorisation, mais seulement après confirmation de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) que les conditions sont remplies. L'objectif ici n'est pas la protection de l'espèce à l'international, mais la prévention de l'introduction d'espèces envahissantes ou de maladies dans les eaux suisses. Et si l'espèce est aussi couverte par la CITES ? Dans ce cas, les deux régimes s'additionnent : certificat CITES du pays de provenance et contrôle de conservation des espèces sont systématiquement exigés, en plus de l'autorisation LFSP. Cas particulier du trafic voyageurs Certaines exceptions existent, mais elles s'appliquent exclusivement au trafic voyageurs privé (par exemple un souvenir rapporté de vacances) — pas à un import commandé ou commercial. Pour un aquariophile qui achète des coraux ou poissons via un fournisseur à l'étranger, ce sont les règles d'importation standard qui s'appliquent, pas le régime allégé du voyageur. En pratique Avant toute commande à l'étranger, mieux vaut vérifier au cas par cas auprès de l'OSAV (blv.admin.ch) si l'espèce visée nécessite une autorisation LFSP, un certificat CITES, ou les deux.
Importer un poisson ou un corail depuis l'étranger implique parfois une autorisation LFSP délivrée par l'OSAV, en plus d'un éventuel certificat CITES — deux régimes distincts qui peuvent se cumuler.
