Le commerce international des espèces menacées est encadré par la Convention CITES, qui s'applique aussi à de nombreux animaux marins présents en aquariophilie récifale : bénitiers géants, certains coraux, certains poissons. Ce qui est concerné Toutes les espèces de bénitiers géants (Tridacna) figurent aux annexes CITES. De nombreux coraux, ainsi que certains poissons et invertébrés marins prélevés dans le milieu naturel, sont également couverts. Le statut CITES d'une espèce n'est pas toujours intuitif : certains coraux durs (scléractiniaires) largement vendus en aquariophilie sont malgré tout soumis à des règles de traçabilité. Permis d'importation Pour importer un spécimen soumis à la CITES en Suisse, il faut un permis d'exportation délivré par le pays d'origine, ainsi qu'un permis d'importation suisse. Ce dernier se demande auprès de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), via une demande en ligne sur blv.admin.ch. Contrôle à l'entrée Lors de l'importation, les spécimens soumis à contrôle ainsi que les permis obtenus doivent être déclarés à la douane et présentés au poste de contrôle CITES pour vérification physique. Et les sanctions ? L'importation illégale de spécimens d'espèces protégées est passible de poursuites pénales, avec des amendes qui peuvent atteindre un million de francs selon la gravité des faits. En pratique pour un aquariophile Même quand la Suisse a émis une réserve dispensant du certificat CITES du pays d'origine pour certaines espèces, l'OSAV recommande d'en demander un quand même : cela facilite la preuve d'origine légale, utile en cas de revente ou de contrôle ultérieur.
Bénitiers, coraux, certains poissons marins : la Convention CITES encadre leur commerce international. Permis d'importation, contrôle douanier, sanctions — ce qu'il faut savoir avant d'importer.
